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L’implication du reste à vivre dans un prêt bancaire

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Sommaire

Les institutions bancaires mettent en valeur plusieurs critères de sélection avant toute attribution de crédit bancaire. Le reste à vivre et le taux d’endettement figurent parmi ces conditions. En terme général, ils sont comme des indicateurs montrant la stabilité financière des emprunteurs. Sur ce, voici tous les détails essentiels que vous devez savoir. 

Qu’est-ce que le reste à vivre ?

Quand un emprunteur présente un dossier de demande de prêt auprès d’une banque, celle-ci analyse des données d’aptitude à rembourser.

Le reste à vivre se définit à travers quelques grands points essentiels :

  • Elle désigne la somme restante à un particulier après les mensualités de prêt déduit de ces revenus
  • Elle représente le minimum indispensable pour payer les charges de ménages de l’emprunteur
  • Paramètre capital qui détermine l’aptitude à contracter un crédit bancaire

Le reste à vivre est donc la totalité de la somme qui vous reste en fin de mois. C’est-à-dire, le minimum nécessaire qui vous permet de payer les dépenses incontournables au quotidien. 

Dans le cadre juridique, deux sources distinctes en parlent, à savoir :

La disposition législative sur la loi d’orientation 98-657 du 19 juillet qui évoque la part des ressources qu’un créancier ne peut saisir. Alors que cette part insaisissable est affectée aux dépenses courantes d’après le code du travail dans son article L3252 et L3252-3.

Calculer son reste à vivre : comment procéder ?

Souvent, chaque banque avance sa propre façon de calculer le montant du reste à vivre. Il peut ainsi se différencier de chaque institution. Mais d’une manière générale, le montant est obtenu en soustrayant le montant de la mensualité estimée à la totalité des revenus mensuels d’un individu.

Reste à vivre= totalité des revenus du foyer-charges fixes

Les conditions d’obtention d’un crédit bancaire ou analyse de risque bancaire.

Les conditions exigées par les banques leur servent d’assurance contre tous risques quelconques de la part de son client. En effet, un accord de prêt ne se valide pas que sous certaines conditions. Bien que ces conditions d’acceptation diffèrent de chaque établissement, il existe quand même des critères récurrents :

  • La stabilité des revenus fixes : désigne le profil professionnel de l’emprunteur et la nature de son contrat de travail.
  • Le taux d’endettement : celui-ci doit être faible pour obtenir un crédit immobilier. Chaque agence de crédit possède son taux d’endettement maximum. (33% maximum)
  • La valeur du reste à vivre : très examinée par les organismes de crédit. Il doit être suffisant.
  • L’âge de l’emprunteur.
  • L’apport personnel : toutefois, ce critère n’est pas requis obligatoirement par l’établissement de crédit.
  • La situation familiale du demandeur : la banque évalue le nombre de personnes à charge dans un foyer.

L’analyse du taux d’endettement

Le taux d’endettement correspond à la part de revenu qu’un emprunteur réserve pour rembourser un prêt immobilier. Pour que votre demande d’attribution à un crédit bancaire soit accordée, il faut que ce taux, soit correct par rapport au seuil admis par la banque. Souvent, ce pourcentage est limité à 35%.

Mais il arrive que certaines banques acceptent un taux d’endettement dépassant ce chiffre à condition que le reste à vivre du client soit confortable à ces dépenses. 

À l’opposé, le dossier de financement d’un demandeur figurant un reste à vivre trop faible avec un taux d’endettement suffisant peut être refusé. 

Quelques illustrations chiffrées

Comme mentionné au préalable, le reste à vivre est la somme qui reste à un emprunteur une fois la totalité des mensualités de prêts déduite. D’un autre côté, elle peut être majorée suivant le nombre d’enfants dont vous êtes à la charge et aussi du lieu d’habitation. Elle peut varier selon les propres conditions de chaque établissement puisqu’il n’existe aucune précision légale administrant le reste à vivre. 

Les différents revenus perçus mensuellement par le foyer doivent être pris en compte pour calculer le reste à vivre, notamment :

  • La retraite
  • Les salaires en CDI ou en CDD
  • Intérimaire, les allocations familiales
  • Revenus fonciers

Exemple 1 

Prenons l’exemple d’un couple qui gagne en tout 2000 euros dont 700 euros pour le remboursement des prêts. Le reste à vivre de la famille est donc de 1300 euros avec un total de 350 euros par personne. 

Exemple 2

Un couple à la charge de 5 enfants dispose d’un revenu de 4 200 euros. Cette famille perçoit une aide d’allocation de 650 euros et leurs charges quotidiennes s’élèvent à 2500 euros. 

(4 200+650)-2500=2350 euros. Par personne, cela donne 470 euros.

En aucun cas, un prêt ne doit impacter d’une manière importante la capacité de consommation d’un foyer.

Pour s’attendre à accorder un prêt bancaire, vous devez avoir un reste à vivre suffisant après les mensualités payées. Ces conditions ont été établies, car les banques doivent laisser à un particulier le pouvoir d’achat lui permettant de vivre normalement. En tout, le reste à vivre et le taux d’endettement sont pour les banques des données essentielles qui déterminent la capacité d’emprunt d’un foyer. Si après le calcul votre profil ne correspond pas au seuil admis, il est possible de voir un refus.